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Juil
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Quelques soldats du 19e siècle

Parmi tous les Burburains qui endossèrent l’uniforme dans la première moitié du XIXe siècle, figurait Louis Carnez. Déclarant la naissance de sa fille en 1822, il avait pour profession celle de légionnaire, mais deux années plus tard il apparaissait comme horloger puis était mentionné comme pensionné de l’Etat en 1824. Pour beaucoup de familles pauvres, le départ au service militaire avait pour conséquence immédiate la perte d’une main d’œuvre nécessaire. C’est sans doute la raison pour laquelle plusieurs demandes d’exemptions pour soutien de famille, furent formulées. L’on retiendra celle demandée par le maire, en 1857, en faveur de Auguste Brunel, soldat au 41e de ligne, ayant participé à l’expédition de Kabylie. Le maire écrit à son sujet : « oui, M. le colonel, le sieur Brunel est indispensable à ses parents; je ne connais pas de maison plus malheureuse, et je n’en ai guère connu dans ma commune depuis de longues années que je l’administre… ».
Dans les années qui suivirent, le maire effectua d’autres demandes d’exemption pour des raisons similaires : François Morel, en 1865, seul soutien d’une famille de huit enfants ; Louis Delobelle, en 1877, seul soutien d’une famille de onze enfants.
Notons qu’en 1843, plusieurs Burburains sous les drapeaux sollicitèrent l’autorisation de contracter mariage. Etait-ce là un moyen d’échapper à la conscription ?

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1 Response to “Quelques soldats du 19e siècle”


  1. janvier 8, 2011 à 9:41

    « Notons qu’en 1843, plusieurs Burburains sous les drapeaux sollicitèrent l’autorisation de contracter mariage. Etait-ce là un moyen d’échapper à la conscription ? »

    Bonjour
    Pas du tout. Le règlement militaire de l’époque obligeait tout soldat, sous-officier ou officier à demander à son chef de corps l’autorisation de se marier. Il n’y a qu’une trentaine d’années que ce règlement a été aboli, sauf pour le mariage avec une personne de nationalité étrangère.
    Je suis moi-même l’arrière petit-fils d’un natif de Burbure, Edouard LECOCQ (1860 – 1947), qui, ayant tiré un « mauvais numéro » lors de sa conscription (on tirait alors au sort ceux qui accompliraient ou non leur service militaire), quitta sa ville natale pour 7 années dans les bataillons d’Afrique. Le soleil, la mer, les palmiers lui manquaient tellement lors de son retour qu’il ne resta que quelques semaines aux mines d’Auchel avant d’émigrer définitivement.
    J’ai redécouvert Burbure il y a quelques années à la recherche de mes racines et j’y ai été remarquablement accueilli. J’y reviens chaque année pour y poursuivre la traque de mes ancêtres.
    Belle initiative que ce blog!
    Cordialement,
    Pierre LECOCQ


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