09
Fév
11

Yann Hodicq sur la Côte 70

Repro PVC

On connaît le Yann Hodicq qui travaille à la mairie… On connaît moins le Yann Hodicq historien qui a déjà publié une Histoire de Montreuil-sur-Mer durant la Grande Guerre, correspondant de la commission départemental d’histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais, titulaire d’un DEA d’histoire contemporaine, qui a collaboré à plusieurs publications historiques et qui vient de publier aux Éditions Sutton, un ouvrage sur le thème des combats qui se sont déroulés en 1914-1918, sur la côte 70 à Loos-en-Gohelle.

Titre exact : Loos-en-Gohelle et la côte 70. Combattre en bassin minier occupé, 1914-1918. Dans cet ouvrage, Yann Hodicq fait preuve de la rigueur de l’historien de formation. Références et sources viennent appuyer un travail qui ravira les amateurs de journaux militaires et de batailles. L’invasion allemande de Lens et des villes avoisinantes en 1914, les opérations militaires françaises de mai 1915, l’avancée des troupes britanniques de septembre 1915 et la prise de la côte 70, à Loos-en-Gohelle, en août 1917… Tout est passé en revue. Mais dans cet ouvrage, l’on s’attardera aussi sur le drame qu’ont vécu les populations civiles restées sur place, subissant les exactions et les privations de l’ennemi toujours plus exigeant, obligées d’évacuer leurs maisons… Un quotidien connu, entre autres, par les écrits du curé de Loos-en-Gohelle. L’on y apprend aussi que les relations entre les armées, française et britannique, n’ont pas toujours été faciles, et qu’au sein même de l’état major britannique il existait des divergences importantes, notamment entre le général French et le général Haig. Haig qui, pendant un temps, commanda ses troupes depuis son quartier général installé au château de Philiomel, à deux pas donc de Burbure.
Yann Hodicq nous apprend également que c’est à Loos-en-Gohelle, que les soldats anglais ont expérimenté pour la première fois, l’arme chimique, ces fameux gaz libérés au gré du vent qui intoxiquaient l’armée ennemie. Une utilisation justifiée par le fait que les troupes allemandes avaient eu recours à cette arme nouvelle quelques mois plus tôt à Ypres.
Toute cette histoire qui nous est contée est bien évidemment remise dans un contexte plus général qui concerne le bassin minier dans son ensemble, partagé par une ligne de front qui a ruiné physiquement et économiquement, Lens et ses environs, pendant que dans le même temps les mines des secteurs de Bruay, Marles jusqu’à Ligny-lès-Aire, multipliaient leur  production pour contribuer à l’effort de guerre.
Enfin Yann Hodicq n’oublie pas de noter l’importance qu’a eu le renseignement des troupes alliées, sur les positions occupées par l’ennemi et les moyens déployés par celui-ci.  Exemples, le plan très détaillé transmis au général d’artillerie anglais Cockbuam, par un habitant de Vendin-le-Vieil ; et l’action d’une certaine Émilienne Moreau, fille d’un ancien mineur reconverti en petit commerçant à Loos-en-Gohelle, grande résistante de la guerre 39-45… dont l’héroïsme était médiatisé dès 1915.
Éditions Alan Sutton. 21 €. 128 pages. Ouvrage disponible en librairie.
Pour commander par internet, cliquez ici

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