Archive for the 'Histoire – patrimoine' Category



30
Sep
10

Burbure et compagnie

Bure est une section de la commune belge de Tellin située en Région wallonne dans la province de Luxembourg (photo DR).

Burbure, commune du Pas-de-Calais… Burbure, nom d’un chevalier de Wezembek, près de Bruxelles… Burbure, nom d’un hameau sur la commune de la Flocellière, en Vendée, où les randonneurs de l’Ortie se sont rendus au printemps dernier… Et l’on n’est pas au bout des surprises, en apprenant qu’il existe un Europabures, concept qui vise à rassembler, pour un échange et une découverte, les localités, hameaux, lieux d’Europe, voir du monde qui ont la particularité d’avoir en commun, un nom proche de celui de Bure, commune de la province de Luxembourg en Belgique. Bure qui a lancé l’idée en 1989… Et de donner quelques exemples: Bures-sur-Yvette (Essonne), Büren (Hollande), Bures-les-Monts (Calvados), Bure-les-Templiers (Côte d’Or), Bure-Tressange (Moselle), Bürs (Autriche), Zbure (Slovénie), etc.
Plusieurs rassemblements ont déjà eu lieu un peu partout en Europe : France, Suisse, Italie, Angleterre, Belgique… Le prochain est programmé pour 2013, dans ce Bure de Belgique qui avait accueilli le premier rassemblement en 1993. Notre bon vieux village de Burbure, sera-t-il de la fête ? Beaucoup trop tôt pour le dire. En tout cas, les randonneurs de l’Ortie qui font des échanges une de leurs priorités, pourraient bien saisir la balle au bond.

Le centre du village de Bure, en Belgique (photo PVC).

Un lien intéressant
En savoir + sur Bure

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15
Sep
10

Cartier-Bresson à Burbure

Hier matin, en découvrant la Une d’un hors série du journal La Voix du Nord qui présente le dernier grand reportage dans la région d’Henri Cartier-Bresson, je me suis dit… Je connais… Mais la tête était ailleurs et ce matin : Bon sang, mais c’est bien sûr… La photo a été prise à Burbure. Tellement évident. C’est la rue du chantier avec les maisons de coron à gauche, le mur du carreau de la fosse de Rimbert à droite et dans le fond le terril du n°5 d’Auchel, avec son sommet pointu, aujourd’hui arasé. La même photo, reprise sur une double page à l’intérieur de l’ouvrage ôte tout doute, puisqu’elle est clairement identifiée.
Un article de La Voix du Nord permet d’en savoir un peu plus, expliquant que le reportage a été effectué en 1976-1977, par Henri Cartier-Bresson donc, qui, à l’époque avait été sollicité par Christian Habart, directeur de la Société d’études et de relations publiques, dans la perspective d’une exposition itinérante. Ce qui a d’ailleurs était fait, des dizaines de villes de la région, de France et d’Europe ayant exposé les 57 photos qui avaient été retenues.
Trente-cinq après, La Voix du Nord a la bonne idée de publier les images en lien avec la fondation Cartier-Bresson et l’agence Magnum, agrémenté d’un récit des conditions du reportage signé Christian Habart et Bruno Vouters. L’occasion de découvrir des scènes de vie de l’époque : carnaval, travailleurs, pêcheurs, paysans, promeneurs, etc. à Lille, Boulogne-sur-Mer, Roubaix, Cambrai, Lens, Dunkerque , etc. Et donc Burbure, avec une question à laquelle il serait intéressant de répondre: qui sont les quatre gamins qui jouent dans la rue du Chantier? Ce hors série intitulé « Henri cartier-Bresson, un géant de la photo au cœur du Nord – Pas-de-Calais », compte 92 pages. Vendu 5,90 €, il est disponible dans les dépôts de presse depuis ce matin et sera présenté officiellement ces samedi 18 et dimanche 19 septembre à l’hôtel de région à Lille.- PVC
Pour se le procurer d’une autre région : www.laboutiquedeslecteurs.fr

15
Août
10

Burbure bombardé en 1918

Si comme toutes les communes de France, Burbure a payé un lourd tribut à la Grande guerre, d’un point de vue humain, la commune n’a jamais vraiment été menacée dans son bâti… Du moins jusqu’aux premiers mois de 1918 qui causèrent quelques craintes à la population. Le 30 janvier, une bombe lancée d’un avion soufflait le hangar du menuisier, M. Lesur qui  immortalisa la date en l’inscrivant au crayon sur un rabot légèrement abîmé par un éclat. Mais la plus chaude alerte fut celle du dimanche 14 mars transcrite par l’abbé Sence dans le registre paroissial : « deux bombes lancées par un avion ennemi tombaient dans les jardins à proximité de l’église et endommageaient nombre de vitraux, notamment celui du chœur représentant le martyr des saints Gervais et Protais ». Durant les semaines qui suivirent, d’autres bombardements eurent lieu, d’artillerie cette fois, dans la région d’Auchel. Fin avril des obus tombèrent du côté de la briqueterie Durot. La menace était donc bien réelle. Quelques familles quittèrent la commune en direction du midi et quelques abris furent construits… Mais finalement, il n’y eut pas davantage de dommages.

09
Août
10

Vous avez dit Topart ?

La ferme du Moulin-Topart aurait-elle un lien de parenté avec notre moulin Topart ? Pas impossible (photo PVC).

La randonnée réserve parfois quelques surprises. Ainsi, cette après-midi, à l’occasion d’une sortie du côté Carency – Ablain-Saint-Nazaire, un peu perdue dans les champs, dans le coude d’une petite route communale, près d’un calvaire, une belle ferme dont le nom ne peut pas être totalement inconnue à celui qui connaît un peu l’histoire de Burbure… « Ferme du Moulin-Topart »… Si cela n’évoque rien pour vous, reportez-vous au chapitre consacré aux meuniers de Burbure (d’ailleurs en grande partie repris sur ce blog), dans le livre consacré à l’histoire de la commune. Topart était le meunier du moulin Crépettes, celui qui se trouvait rue Nationale, en haut de la côte. Arthur est le dernier à l’avoir exploité. Il y a fort peu de chance pour que nos deux Topart soient en fait le même personnage. En revanche, il n’est pas du tout impossible, et pour tout dire, il est très probable pour qu’il s’agisse de la même famille. Avec quel degré de parenté ? Pour le savoir il faudrait faire quelques études généalogiques. Il faut savoir qu’au XIXe siècle, les familles de meuniers étaient présentes en plusieurs endroits du Pas-de-Calais. Il y avait par exemple des Fardel à Hurionville, à Lapugnoy et à Molinghem. Evidemment, à Ablain-Saint-Nazaire, nous avons posé la question aux actuels occupants de la ferme en question : êtes-vous des descendants de la famille Topart ? Malheureusement non. C’eut été trop beau. Nous avons simplement appris que le moulin en question « était un beau moulin avec une tour » et qu’il avait été détruit pendant la guerre 14… Ce qui n’a vraiment rien d’étonnant vu l’endroit.
Reste donc maintenant à effectuer quelques recherches. Premier résultat : dans un article de presse daté de 1992 reprenant le questionnaire de 1790, il est fait mention d’un Topart, maire d’Ablain en 1790, propriétaire d’un moulin à vent « à blé » construit sur tour.

08
Août
10

fours à pain et assurance incendie

Le four à pain était autrefois un élément essentiel dans la vie des villages. Il pouvait être intégré à l'habitation, situé à l'extérieur, ou au bout de la rue pour être utilisé par plusieurs familles. Celui-ci n'a pas été photographié dans la région mais au nord du Portugal, dans la région du Peneda Géres où les membres de l'Ortie se trouvaient il y a quelques semaines (photo PVC).

Si aujourd’hui, la commune compte deux boulangeries, cela n’a pas été toujours le cas, et au XIXe siècle, tout le monde faisait son pain. Le four fait même partie du « mobilier » des habitations de l’époque. C’est d’ailleurs l’un de ces fours qui causa un désagrément important à un tisserand, réduit à la mendicité, étant resté veuf avec cinq enfants en bas âge. En effet, le soir du 19 janvier 1824, M. Prudan Duran vit sa maison s’embraser rapidement. Le sinistre apparemment accidentel venait probablement du four qui avait cuit le pain dans la journée. Joachim Baron, charpentier, et François Berrier, tisserand, qui avaient été nommés pour expertise, évaluèrent la perte à 432 F. Mais l’histoire ne dit pas ce qu’il advint de M. Duran qui n’était bien sûr pas assuré. Car déjà à l’époque, l’assurance incendie existait si l’on en tient pour preuve, ce qu’il advint deux ans plus tard, le 18  février 1826, vers 19 h, à Florent Olbé, cultivateur, rue Démaré. Celui-ci connut lui aussi les affres du feu qui s’était déclaré dans des bâtiments de son exploitation. Les registres du conseil municipal de l’époque font état d’une assurance qui pouvait couvrir les quelque 400 F de dégâts. Il n’en était malheureusement pas de même pour le préjudice de 140 F subi par Mme veuve Siméon, sa voisine. Le feu s’était en effet propagé à des bâtiments contigus, appartenant à cette dernière, indigente qui, dans l’affaire, perdit tout son bois de chauffage.
Reste à savoir si aujourd’hui, il y a encore des fours à pain, ou du moins des vestiges. Peut-être dans quelques maisons anciennes. Des fours qui, si tel était le cas, seraient peut-être intéressants à photographier. N’hésitez pas à nous le faire savoir.

05
Août
10

A la recherche d’aviateurs parachutés

En 1941, la présence d’aviateurs anglais tombés dans le secteur est une préoccupation constante pour l’occupant. Dans un courrier qu’il adresse au sous-préfet de Béthune le vendredi 4 juillet 1941, M. Brévart, maire d’Allouagne, signale à toutes fins utiles que ses services ont reçu, la veille, le 3 juillet, « la visite de la gendarmerie allemande, recherchant un parachutiste anglais descendu dans la région ». « D’après ce que nous avons appris, poursuit-il, ce parachutiste serait descendu entre Burbure et Cauchy et non à proximité d’Allouagne comme semble le croire la police allemande ». L’étau se resserre autour de Burbure puisque dès le jeudi soir, le maire, J.-B. Bouxin, est incarcéré à la prison de Béthune, avec M. Pecqueur, conseiller municipal, et son secrétaire de mairie, M. Martinage, pour être « relaxés » le lendemain, vendredi à 13 h. « Le motif de cette mesure, explique M. Bouxin, dans un courrier également adressé au sous-préfet de Btéhune, était la disparition d’un aviateur anglais atterri en parachute sur le territoire d’Auchel. D’après la feld-gendarmerie, « l’intéressé aurait été vu se dirigeant vers Burbure ». Apparemment, les Allemands n’ont jamais retrouvé la trace de cet aviateur qui, selon un procès verbal de la gendarmerie française, serait en fait atterri à Saint-Pierre-lès-Auchel, le 2 juillet 1941.
Sans doute a-t-il été caché par la résistance burburaine connue pour son action dans ce domaine, nombre d’aviateurs anglais (une soixantaine entre 40 et 44) abattus dans la région ayant été hébergés dans la commune, avant de prendre le chemin de l’Espagne via Marc Coffre à Calonne-Ricouart. A ce titre certaines personnes furent inquiétées par les Allemands. Dans un état daté de 1946 et signé du maire de la commune, nous avons pu relever neuf noms : Protais Dubois, Grégoire Dassonval, Emile Dehosse, Victor Cavignaux et son épouse Judith,  née Ponchel; Séraphin Fardel; Pierre Wambergue et son épouse née Colombe Hocq ; et Achille Hocq; tous cités pour avoir ravitaillé, habillé et passé « de nombreux aviateurs anglais et américains ». Autant de personnes dont il faut souligner ici le courage car elles n’étaient sans ignorer que l’aide apportée à des aviateurs et parachutistes alliés était sanctionnée de lourdes peines, ce qui était clairement annoncé par voie d’affichage.
Pour en savoir plus sur les affiches reproduites ci-dessous, cliquez ici pour l’affiche de gauche – et ici pour l’affiche de droite. Vous êtes sur le site des Archives nationales.

02
Août
10

La chaire de l’église : beau travail de sculpture

La chaire de l'église : le boeuf sculpté et le panneau de La Pêche miraculeuse (photos PVC).

Les anciens se souviennent sûrement du curé montant en chaire pour le prêche. C’était au temps… Cette chaire dressée dans la nef de l’église comme on peut encore le voir sur de vieilles cartes postales a aujourd’hui reculé dans le fond de l’édifice presque à l’abri des regards, si ce n’est qu’un éclairage automatique vient lui donner toute la lumière qu’elle mérite lorsque l’on s’en approche. On ne sait pas grand chose de ce très beau morceau de patrimoine local, si ce n’est qu’elle a été sculptée en 1895 et posée dans l’église en 1897, juste avant une réception de travaux qui eut lieu en présence de MM. Degez, architecte, et Léon Durot, maire, qui était assisté de MM. Victor Leclercq et François Raoult, conseillers municipaux. Un œil plus attentif, permet de découvrir la finesse des sculptures et des panneaux travaillés avec beaucoup de précision, sur la rampe et sur la cuve. Celui de « La Pêche miraculeuse » n’est pas le moins intéressant. Malheureusement, nous ignorons le nom de l’artiste qui a réalisé ce travail, à moins que des recherches récentes permettent de répondre à la question.




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