Archive for the 'Sapeurs-pompiers' Category

08
Août
10

fours à pain et assurance incendie

Le four à pain était autrefois un élément essentiel dans la vie des villages. Il pouvait être intégré à l'habitation, situé à l'extérieur, ou au bout de la rue pour être utilisé par plusieurs familles. Celui-ci n'a pas été photographié dans la région mais au nord du Portugal, dans la région du Peneda Géres où les membres de l'Ortie se trouvaient il y a quelques semaines (photo PVC).

Si aujourd’hui, la commune compte deux boulangeries, cela n’a pas été toujours le cas, et au XIXe siècle, tout le monde faisait son pain. Le four fait même partie du « mobilier » des habitations de l’époque. C’est d’ailleurs l’un de ces fours qui causa un désagrément important à un tisserand, réduit à la mendicité, étant resté veuf avec cinq enfants en bas âge. En effet, le soir du 19 janvier 1824, M. Prudan Duran vit sa maison s’embraser rapidement. Le sinistre apparemment accidentel venait probablement du four qui avait cuit le pain dans la journée. Joachim Baron, charpentier, et François Berrier, tisserand, qui avaient été nommés pour expertise, évaluèrent la perte à 432 F. Mais l’histoire ne dit pas ce qu’il advint de M. Duran qui n’était bien sûr pas assuré. Car déjà à l’époque, l’assurance incendie existait si l’on en tient pour preuve, ce qu’il advint deux ans plus tard, le 18  février 1826, vers 19 h, à Florent Olbé, cultivateur, rue Démaré. Celui-ci connut lui aussi les affres du feu qui s’était déclaré dans des bâtiments de son exploitation. Les registres du conseil municipal de l’époque font état d’une assurance qui pouvait couvrir les quelque 400 F de dégâts. Il n’en était malheureusement pas de même pour le préjudice de 140 F subi par Mme veuve Siméon, sa voisine. Le feu s’était en effet propagé à des bâtiments contigus, appartenant à cette dernière, indigente qui, dans l’affaire, perdit tout son bois de chauffage.
Reste à savoir si aujourd’hui, il y a encore des fours à pain, ou du moins des vestiges. Peut-être dans quelques maisons anciennes. Des fours qui, si tel était le cas, seraient peut-être intéressants à photographier. N’hésitez pas à nous le faire savoir.

09
Fév
10

des sapeurs-pompiers jusqu’en 1999

Devant le monument aux morts, les sapeurs-pompiers de Burbure dans les années 50 (coll. Villette)

En dépit des moyens dont il disposait le corps des sapeurs-pompiers de Burbure a eu une certaine importance dans la commune. En tout cas son rôle ne s’est jamais démenti tant qu’il avait parmi ses missions celle d’éteindre les incendies. Le nombre de sapeurs-pompiers avoisinait la vingtaine : 25 en 1925, 23 en 1931, 19 en 1934, 18 en 1938. Les hommes qui commandaient le corps étaient à mettre au registre des personnalités: il y a eu le lieutenant Dave, puis Juvénal Delannoy et le lieutenant Teneur dans les années d’avant-guerre; et après guerre le lieutenant Léon Villette.
Par la suite, le corps des sapeurs-pompiers de Burbure est devenu centre de permière inetrvention, CPI, dépendant du centre de secours de Lillers. Il n’avait plus alors pour rôle d’éteindre les incendies mais rendait encore de nombreux services à la population comme le pompage de l’eau dans les caves inondées ou les destructions de nids de guêpes.  Parmi les hommes qui ont marqué ces décennies, l’on se souvient de Marcel Lozingot, Farandole qui a assuré le commandement jusqu’en 1994. Le CPI a existé sous cette forme jusqu’en 1999, Jean-Claude Bohar étant décoré par le maire de Burbure, lors d’une dernière Sainte-Barbe.
Jean-Pierre Dassonval, décédé sur la rocade minière en janvier 2002 alors qu’il se rendait en intervention à Lillers et Joël Guiolard qui exerce toujours en qualité de volontaire au CS de Lillers, sont passés par le CPI de Burbure.

08
Fév
10

Le corps de sapeurs-pompiers se structure

La pompe achetée en 1899 a été longtemps visible dans la cour de l'hôtel de Beaulaincourt siège du musée de Béthune (DR).

Créé en 1899, le corps des sapeurs-pompiers de Burbure, s’est progressivement structuré. 1907 donna lieu à un engagement quinquenal de pompiers, 21 au total, des houilleurs dans leur immense majorité, les seules exceptions étant Léon Villette, bourrelier, Paul Roussel, cultivateur, Louis vasseur, forgeron et Ambroise Delannoy, garde champêtre. Tous ces hommes étaient bien sûr équipés : un sabre, un nécessaire d’armes composé d’une boîte, d’un huilier avec bouchon, d’une lame de tournevis, d’une curette, d’un lavoir et d’une trousse. Le registre des interventions fait état de feux touchant des bâtiments agricoles : étables, remises, hangars dont un couvert de chaume (1913).Un règlement fut mis en place, fixant la manœuvre de la pompe, le deuxième dimanche du mois; les montants de la cotisation  (25c par mois), des amendes pour absences ou ivresse, de la cotisation de membre honoraire (3 F par an). Les recettes ajoutées à la subvention communale servaient à financer les réparations du matériel et surtout à venir en aide aux sapeurs-pompiers qui pourraient être blessés pendant le service. Et en 1911 furent achetés les képis.

Les hommes du corps de sapeurs-pompiers après 1911... Ils ont leurs képis (coll. Villette).

06
Fév
10

1899, création d’un corps de sapeurs-pompiers

Burbure, comme toutes les communes de France, n’a pas été épargnée par les incendies qui pouvaient mettre en difficulté bien des habitants. Pour éteindre les flammes, l’on faisait appel aux bonnes volontés du village qui faisaient la chaîne avec des seaux. Cela n’était pas très pratique et encore moins rapide. En 1899, il fut décidé de créer un corps de sapeurs-pompiers, placé sous le commandement de Augustin Dave, âgé de 63 ans, sergent major en retraite des sapeurs-pompiers de Paris et chevalier de la Légion d’honneur. Né officiellement le 30 août, le corps comptait 30 hommes dont Joseph Dave, 30 ans, cultivateur, sans doute son fils. La pompe qui fut achetée pour le prix de 1430 F ne tarda pas à être utilisée… et elle le fut durant de longues années. La première intervention du corps des sapeurs-pompiers que nous connaissions date du 1er mars 1900… A 10 h 30 du soir, le feu éclate dans un corps de bâtiment situé au bout du Rietz, rue d’Auchel, chez Mme Rosalie Delobelle, veuve d’Emmanuel Bailly. Grâce à la pompe et à quatre seaux en toile, le sinistre est circonscrit à 11 h 58 du soir. Sur place se trouvaient le sous-lieutenant Dave et les sapeurs Pierre Barrois, Louis Vasseur et Alphonse Leclercq.




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